Architecture & paysages

Timide comme le Perche, secrète comme la Beauce, verte comme la Normandie

La vallée de l'Eure, à la croisée de régions voisines de plus grande notoriété, porte un peu de leur empreinte. Timide comme le Perche, secrète comme la Beauce, verte comme la Normandie. C'est ainsi que pour la connaître il vous faudra aller la découvrir dans le creux de ses vallons, la débusquer derrière ses bois et bosquets, la deviner derrière ses hauts murs, la humer près de ses cours d'eau et ses étangs.

Le « jugement » distingue le petit et le grand patrimoine. Quel qu'il soit, il est le témoin de la vie présente et passée de la vallée de l'Eure. Sa découverte vous portera autant à l'attendrissement qu'à l'admiration, et vous offrira tous ces petits riens qui rendent un séjour agréable et les lieux attachants.

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L'environnement

À pied sur les chemins de randonnée

Eau et feuillus sont les atouts de la vallée et de ses étendues champêtres.

À pied sur ses chemins de randonnée, en longeant l'Eure de Vacheresses-les-Basses à Villemeux, en traversant à gué le Néron, en sinuant avec la Maltorne, découvrez cette verte campagne faite de multiples vallons aux détours desquels, à chaque fois, un paysage différent se dévoile. Blottis dans une couronne d'arbres et de bosquets, se cachent le plan d'eau de Bréchamps, celui de Lormaye ou encore les étangs de Villiers le Morhier. Là une faune et une flore abondante serviront d'écrin aux rêveries ou de terrain de jeu aux enfants.

Au gré des promenades vous surprendrez peut-être le gibier à plume trahi par ses couleurs, au milieu des champs. Les vignes, qui tapissaient encore les coteaux jusqu'au début du siècle dernier ont disparu au profit des céréales, du lin ou du colza. C'est donc une palette très colorée et changeante, du printemps à l'automne, qui s'offre aux amoureux de la nature. Entrecoupées par de petits bois, les étendues cultivées contribuent à la sérénité des lieux, comme pour mieux préserver les villages clairsemés ça et là. Il faut alors s'y aventurer, pour découvrir au cœur des bourgs les richesses du petit patrimoine de terroir : corps de ferme et leur mare, moulins et lavoirs, églises et calvaires retracent l'histoire fort bien préservée du canton.

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Moulins et lavoirs

Des moulins devenus lieux d’habitation

L'eau a longtemps été au centre de la vie quotidienne et économique du canton. Si le temps est loin où l'Eure, navigable, constituait un axe commercial important, la proximité de l'eau contribua au développement d'autres activités. Les moulins indispensables à la Beauce voisine en sont la preuve. nombre d'entre eux, reconnaissables à leurs étroites fenêtres aux parements de brique en arcade, sont aujourd'hui des lieux d'habitation. Certains, des plus remarquables, apparaissent au détour des vannages comme celui de Mormoulins, ou accueillent de charmantes chambres d'hôtes comme à Nogent-le-Roi ou à Villiers-le-Morhier.

Des “histoires” colportées par le babillage
des femmes aux lavoirs

Si les traces de ce passé laborieux sont encore visibles, d'autres de la vie quotidienne ont aussi traversé les années : les lavoirs. Au cœur de la vie des villages, ils ont entendu toutes leurs « petites histoires » colportées par le babillage des femmes. Tantôts massifs comme à Faverolles ou Saint-Lucien, tantôt discrets comme à Bréchamps ou Néron, ils ont été préservés, restaurés, comme autant de petits trésors.

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Églises et calvaires

Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle,
une multitude d’édifices à découvrir

La « fille aînée » de l'église, telle que l'on nomme la France, porte bien son nom tant ses édifices participent au décor et à la vie de nos bourgades. La vallée de l'Eure ni fait pas exception. A chaque village son clocher, à chaque église son identité. De toutes celles qui sont érigées dans le canton aucune n'est comparable aux autres, toutes ont été préservées et restaurées. De l'une à l'autre ce sont autant d'architectures différentes. À l'imposante façade inachevée de Nogent-le-Roi comparez le tympan remarquable de Villemeux-sur-Eure. Aux voûtes de bois telles de grands navires à St Lucien, comparez celles de Senantes. La tour de Faverolles se dispute le ciel avec celle de Lormaye, les vitraux de Bréchamps se disputent le soleil avec ceux de Chaudon ou de Villiers le Morhier. Peut-être confondrez vous le dôme de Boullay-Thierry avec celui de Prouais, la flèche de Croisilles avec celle de Boullay-Mivoie ou de Boutigny, la tour clocher des Pinthières avec celle de Saint Laurent-la-Gâtine. Vous reconnaîtrez assurément Bréchamps à ses strates colorées ou Néron à ses bas côtés en contrefort. Il vous faudra forcer la discrétion de la Chapelle Sainte Geneviève blottie le long de la Maltorne tout comme celle de Vacheresses-les-Basses au bord du Néron. Il vous faudra entrer à Coulombs pour y découvrir son gisant ou à Ormoy pour sa décoration toute de bois.

Et puis comme les pèlerins du Chemin de St Jacques, qui traverse la vallée, vous ferez halte auprès des calvaires qui balisent les routes à travers champ.

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Châteaux et fermes fortifiées

Châteaux et fermes fortifiées
ponctuent le paysage de leur architecture

En se promenant dans les villages et hors des grands axes on retrouve les traces de l'histoire de nos campagnes. Les fermes ont ces airs de maisons fortes du XIIe et XIIIe siècle montant la garde aux abords des bourgs, dans les vallées et sur les chemins des plateaux, le long des routes principales ou à la frontière des seigneuries, prés des gués ou des moulins pour percevoir les droits de passage. Protégées par de hauts murs elles sont discrètes, comme le terroir, et dissimulent souvent d'adorables jardins qui font le charme des maisons d'hôtes. Quelques unes sont plus massives, comme à Ormoy et Faverolles, ou défensives, comme à Néron. Ainsi «La ferme au Colombier », datant du XIIe siècle qui a conservé l'harmonie des couleurs, des matériaux façonnés par une architecture paysanne. La curiosité sera votre meilleur guide pour les découvrir dans les ruelles de Villemeux, Chandelles ou Chaudon.

Ces bâtisses sont le témoignage d'une histoire toute tournée vers Chartres et ses abbayes, telle celle de Coulombs et son aréopage de seigneuries logées dans les châteaux alentours. Ces vastes domaines ponctuent le paysage de leur architecture, d'une époque ou l'autre, comme à Villemeux sur Eure, à Boullay-Thierry ou encore à Chaudon. Qu'ils aient heureusement traversé les siècles, comme le Manoir de Vacheresses-les-Basses, ou qu'ils soient l'héritage de périodes troublées, comme à Nogent-le-Roi, ils sont le patrimoine et l'identité du Canton.

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